Domaines et groupes de recherches

Qui sommes-nous

La société francophone albertaine (et canadienne) ainsi que tout l’Occident se trouvent depuis  quelques années confrontés aux grandes questions de l’intégration de populations d’immigrants en nombre significatif venant de partout dans le monde. Le Canada s’est donné, pour répondre à  cette nouvelle réalité, une politique de multiculturalisme (1971), et même, pour que le principe ait force de loi, un Acte sur le multiculturalisme (1988). Ce n’est pas rien, mais on se rend bien compte des faiblesses du modèle canadien malgré sa haute réputation dans le monde! Le Québec, avant même les résultats et les recommandations de la Commission Bouchard-Taylor qui le confirme, avait choisi le modèle dit interculturaliste. Or, celui-ci répond à des exigences particulières (idéologiques) qui ne sont pas  forcément, et effectivement, celles des communautés francophones du Canada.

Ce que préconise le GRITI est fondé sur une sorte de projection (parce qu’encore non-réalisée de par son statut de projet) d’un modèle alternatif de l’inclusion dont l’objectif principal serait la transculturalité, soit, - s’inspirant du préfixe “trans” -, l’idée d’un rapport interculturel comme actions/processus d’échange  entre cultures en contacts qui débouchent sur l’objectif du transculturel, i.e., une fécondation réciproque, une altérité consentie, une émergence nouvelle (Guillebaud, 2008); en somme, le développement d’ “imaginaires de la diversité” (Chamoiseau, 2006), dans le sens où l’on dit vivre depuis l’irradiation de la culture de masse dans le monde, une “américanisation des imaginaires”.

Ce modèle favorise un dialogue réel entre les immigrants et la communauté qui accueille, transforme la dynamique de l’échange en décentrant la culture dominante, et rend possible l’émergence du renouveau identitaire complexe, représentatif de tous/tes. Il devient une pratique exemplaire en éliminant l’inégalité intrinsèque de l’interculturalité comme objet, tout comme celui du laisser-faire multiculturaliste.

Le GRITI est le résultat de la constatation du besoin d’une recherche exhaustive sur cette problématique de l’inclusion pour la société de demain (sans compter que sa création vient en partie d’une recommandation faite par des experts mandatés par la UofA pour évaluer le plan quinquennal du CSJ), à commencer par la nôtre.  Outre la nécessité de se donner pour son régime universitaire une composante essentielle en insérant le principe inter/transculturel dans sa programmation, le GRITI mise sur la possibilité de produire un/des modèle(s) exportable(s) dans un monde qui en a grandement besoin compte tenu des problèmes d’intégration à l’échelle de la planète. Il va de soi que la communauté francophone albertaine qui accueille un nombre croissant d’immigrants se tourne vers le GRITI pour augmenter ses connaissances des problématiques et trouver les meilleures pratiques possibles pour une inclusion efficace et humaine. En effet, plusieurs organismes participent déjà aux activités et ateliers qui ont eu lieu, la collaboration entre les deux entités étant appelée à augmenter au fur et à mesure que le GRITI étend ses ailes…

Le GRITI fait partie de l'Institut d'études canadiennes du Campus Saint-Jean.