Message du Doyen Pierre-Yves Mocquais sur la sépulture du Pensionnat indien de Kamloops

01 June 2021

L’annonce de la découverte de 215 corps d’enfants dans les terrains du “Pensionnat indien” de Kamloops nous remplit d’effroi et de tristesse. On ne peut rester insensible en pensant à la souffrance de ces enfants et de leurs familles.

Nous nous joignons aux déclarations du Président Bill Flanagan et de la Vice-Provost (Programmes et Recherche autochtone), la Dre. Florence Glanfield.

Comme le mentionne la Dre. Glanfield, la perte de la vie de 215 enfants doit être reconnue et nous affliger. Ces enfants, dont certains n'avaient que trois ans, ont été retirés de leur famille et placés dans le système des pensionnats pour y mourir seuls, sans parents ni proches. Près de 150 000 enfants de Premières nations, Inuits et Métis ont dû fréquenter le Pensionnats indiens - et près de 4100 enfants y sont morts. Cette tragédie est un rappel de l’importance et de l’urgence du travail entrepris afin de ne pas uniquement se limiter à reconnaître cette tache sombre dans l'histoire du Canada, mais aussi de reconnaître que cette histoire a un impact quotidien dans la vie actuelle. Les préjudices individuels et collectifs qui se sont produits dans ces écoles affectent aujourd'hui les familles et les communautés autochtones par le biais de traumatismes directs et intergénérationnels.

Toujours selon la Dre. Glanfield, l'actualité récente signifie également une réflexion approfondie sur ce que cela signifie lorsque nous et les institutions auxquelles nous appartenons, reconnaissent un Territoire. La reconnaissance du Territoire comporte une responsabilité - celle, par exemple, de se souvenir des vies que ces enfants, et tant d'autres, ont perdues. Ces petits pas font partie du cheminement crucial que tous les Canadiens entreprennent pour améliorer leur compréhension des expériences historiques et vécues des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

En ce premier jour du Mois national de l'histoire autochtone, toute la communauté du Campus Saint-Jean s’associe à ces propos, et se tient solidaire des victimes du système des Pensionnats indiens, et de l’action entreprise par la Commission de vérité et de réconciliation.