Vérification des faits — le Campus évolue

 

Depuis près de 49 ans, la Faculté Saint-Jean, première faculté en langue française de l’Ouest du Canada, offre un enseignement postsecondaire multidisciplinaire de qualité qui assure la pérennité et le dynamisme des communautés d’expression française de l’Alberta et de l’Ouest canadien.

Dernière mise à jour: le 6 juillet 2026

 

Le Campus Saint-Jean est animé par un engagement indéfectible envers la transparence, l'excellence et le respect profond de ses racines. Parce que la vitalité de notre institution repose sur la confiance mutuelle, cette page a été créée pour répondre de manière claire, rigoureuse et point par point aux questions, perceptions erronées et inquiétudes légitimes qui ont pu circuler au sein de notre communauté. Face aux rumeurs ou à la désinformation, nous croyons fermement que le dialogue franc est la meilleure voie à suivre. L'Université de l'Alberta et l'administration du Campus n'ont absolument rien à cacher : chaque évolution, chaque décision d'aménagement et chaque orientation stratégique s'inscrivent dans une volonté pure et simple de propulser notre francophonie vers les plus hauts sommets universitaires. Nous vous invitons à découvrir ici les faits et la réalité de nos actions pour nos étudiants et notre avenir commun.

 

Faire la lumière sur notre passé : un devoir de vérité et de responsabilité

Le Campus Saint-Jean reconnaît pleinement que mettre en lumière les aspects plus sombres de l’histoire de la francophonie — notamment son rôle colonial et celui de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée — ne constitue en aucun cas un désaveu ou un préjudice envers la communauté franco-albertaine. Les Oblats ont non seulement administré notre institution de 1908 à 1976, mais ils ont également géré plus de 40 % de l'ensemble des écoles résidentielles (pensionnats autochtones) au Canada. D'ailleurs, les recherches préliminaires démontrent de manière indéniable que de nombreux membres de la communauté de Saint-Jean de l'époque se trouvaient directement au cœur même de ce système des écoles résidentielles — il s'agissait parfois de proches, de figures familières ou de membres de nos propres familles — et que ces mêmes travaux de recherche ont également identifié certains noms cités dans des accusations d'abus.

Nous comprenons parfaitement que certaines communautés puissent se sentir blessées ou menacées par ces rappels, car il n'est jamais facile de faire face à l'évidence de pans plus douloureux et graves de notre propre histoire, surtout lorsqu'ils touchent à des cercles si rapprochés. Cependant, exposer cette réalité n'est pas desservir notre collectivité ; c’est, au contraire, une démarche essentielle pour comprendre notre rôle et assumer nos responsabilités contemporaines. Cette prise de conscience collective aidera grandement le Campus à mieux concevoir et préparer la manière dont son passé sera présenté et enseigné de manière strictement pédagogique, rigoureuse et constructive. L'excellence universitaire et la maturité d'une communauté se mesurent à sa capacité d'analyser son histoire avec courage et honnêteté afin de guider ses actions futures sur la voie de la vérité et de la réconciliation.

 

Une francophonie croissante et dynamique

Au cœur de la communauté francophone de l’Alberta depuis sa création par l’ordre religieux des missionnaires Oblats de Marie Immaculée en 1908, l’institution Saint-Jean n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, près de 630 personnes y étudient l’éducation, les arts, les sciences, le génie, l’administration des affaires ou encore les sciences infirmières, dans un cadre inclusif et laïc, célébrant la diversité et l’unicité de la francophonie de Saint-Jean conformément à notre devise “unité, diversité, université”.

La croissance et le dynamisme de la communauté d’expression française de l’Ouest du Canada engendrent des changements importants, dont une demande pour toujours plus de talents francophones et bilingues à travers tout le Canada. De plus, la réalisation qu’être bilingue est un atout majeur dans l’obtention d’un emploi et dans l’évolution de carrière ne fait qu’accroître la pression sur le Campus Saint-Jean.

Dans le cadre de l’évolution du Campus Saint-Jean, il est prévu d’atteindre une population étudiante de plus de 1 500 personnes en présentiel au cours des prochaines années, une augmentation de plus de 140%, et agrandir son offre hybride ou comodal à Calgary, dans les régions de l'Alberta et au delà de la province. 

 

L’innovation au coeur de l’évolution

L’évolution du Campus ne se limite pas au quantitatif — le Campus s’adapte de manière régulière aux nouvelles technologies. La salle de transformation numérique et pédagogique du Campus, inaugurée début 2019, offre un aperçu de la salle de classe de demain. La transition vers l’innovation de l’éducation à distance ou hybride, également lancée en 2019 a permis au Campus d’être prêt à affronter les défis de la pandémie de Covid-19, plusieurs membres du corps enseignant ayant déjà les compétences et les outils nécessaires pour offrir des cours en format numérique. L’évolution de l’innovation technologique continuera au cours des prochaines années avec notamment des projets axés sur la robotique pédagogique, ainsi que le lancement prochain d’un espace de création ainsi que des parties de programme universitaire et collégial, et de la formation continue en ligne.

Les espaces du Campus évoluent aussi. Grâce au soutien de partenaires du secteur des entreprises, nous compterons bientôt des espaces polyvalents hybrides communautaires qui permettront au monde associatif francophone de l’Alberta de bénéficier pleinement de la technologie du Campus. Des laboratoires ont également été créés, notamment le CROC LAB, le Centre de recherche sur le développement cognitif, et un laboratoire de pédagogie expérientielle sera également bientôt inauguré. Du côté de l’enseignement, trois nouvelles salles de classe ont été créées.

Cette transformation n’est qu’un début, et la forte hausse du nombre de personnes étudiantes ainsi que de membres du personnel enseignant et de soutien au cours des prochaines années nécessite de pouvoir utiliser tous les espaces du Campus. Plusieurs autres projets sont en attente d’approbation, mais auront comme but de créer un Campus Saint-Jean plus grand et plus moderne, offrant une expérience étudiante meilleure et plus accessible, et doté des meilleurs programmes et innovations technologiques au service de la communauté d’expression française de l’Ouest. Cette stratégie pluriannuelle compte sur plusieurs phases de financement provenant de tous les paliers de gouvernement.

Aussi, pour répondre à l’évolution de la demande technologique de ces développements, d’importants travaux de câblage, d’alimentation électrique et de ventilation se sont déroulés au cours de l’été 2023 dans tous les pavillons du Campus et dans tous ses principaux espaces.

 

L’utilisation de la Salle Onésime Dorval

La Salle Onésime Dorval, située au Pavillon Lacerte, a pendant longtemps été utilisée comme salle “historique” du Campus. Anciennement la chapelle de l’institution lorsque celle-ci était gérée par les Oblats, cette salle d’une capacité de 56 personnes était utilisée pour présenter des objets liés à l’histoire du Campus et pour afficher les portraits des diplômé·es du Campus lorsqu’il était sous administration oblate. Des panneaux retraçant l’histoire de l’institution y étaient présentés, ainsi qu’une frise murale montrant l’évolution de l’infrastructure.

Comme toutes les salles du Campus, la Salle Onésime Dorval a dû être partiellement rénovée pendant l’été 2023. Les principaux meubles et objets qui s’y trouvaient ont donc été retirés et entreposés dans des salles permettant leur préservation.

De plus, les travaux dans cette salle ont permis à l’administration du Campus Saint-Jean de se livrer à un exercice de réflexion sur la manière dont les objets étaient présentés. Plusieurs des objets et des panneaux étaient liés à l’histoire des Oblats de Marie immaculée et à leur présence en Alberta, mais étaient présentés sans aucun cadre pédagogique ou explicatif permettant au public de les situer dans un contexte historique et socioculturel plus large.

 

L’Université de l’Alberta, le Campus Saint-Jean et la décolonisation

L’Université de l’Alberta et le Campus Saint-Jean sont des institutions publiques, laïques et inclusives. Elles comptent notamment une population autochtone dynamique et active, parmi la population étudiante et les membres du personnel.

Le 13 juin 2023, tous les membres du personnel du Campus Saint-Jean, ainsi que tous les organismes communautaires francophones ont été conviés à une cérémonie du calumet afin de marquer le début officiel du parcours de réconciliation et de décolonisation du Campus, en consultation avec la Bent Arrow Traditional Healing Society.

Dans sa planification stratégique autochtone intitulée “Tresser le passé, le présent et le futur”, l’Université de l’Alberta appelle à créer des “espaces physiques et virtuels sûrs et accueillants pour les étudiant·es des Premières Nations, Inuits et Métis, les professeur·es, le personnel et les membres de la communauté.” Dans le cadre de son processus de décolonisation, l’existence d’une salle où l’histoire de la présence oblate en Alberta n’est pas présentée de manière pédagogique et objective, constituait un obstacle majeur dans le processus de réconciliation et de décolonisation entamé par le Campus. Plusieurs témoignages, notamment d’étudiantes et étudiants d’origine autochtone, ont souligné l’importance que tous les espaces du Campus doivent être inclusifs et sûrs.

Prenant cela en considération, ainsi que la nécessité d’utiliser tous les espaces du Campus à des fins éducatives et de recherche, l’Administration du Campus, en accord avec l’Association des Universitaires de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ) représentant la voix de la population étudiante du Campus, et après consultation avec des responsables autochtones, francophones et de l’Université de l’Alberta, a décidé de travailler sur le meilleur moyen de représenter l’histoire du Campus et de la francophonie albertaine.

 

Chronologie du processus de décolonisation

31 août 2022: Assemblée générale du Campus Saint-Jean - présentation de la vision et des priorités de l’année, dont la planification de l’aménagement et rénovations de l’espace (événements interne)

25 septembre 2022: Brunch du Doyen - UofA Days - présentation de la vision inclusive du Campus

31 mars 2023: Congrès du Campus Saint-Jean sur l'Inclusivité - discussions sur comment s’assurer de l’inclusivité au Campus Saint-Jean, avec la présence de la communauté

Printemps 2023: Consultations avec des responsables communautaires et de l’Université sur l’aménagement de la Salle Onésime Dorval (Salle historique)

1er juin 2023: Début des travaux de câblage, de canalisation et de ventilation.

13 juin 2023: Cérémonie du Calumet - début officiel du parcours de réconciliation et de décolonisation, avec la présence de membres du personnel et de la communauté

Été 2024-août 2026: Continuation des travaux de rénovation et de modernisation.

 

Représenter la grande communauté d’expression française

La communauté du Campus Saint-Jean est le reflet de la diversité de la francophonie mondiale. Aujourd’hui, le Campus accueille parmi sa population étudiante et son personnel des personnes venant des quatre coins de l’Alberta, du Canada et du monde. Notre communauté comprend aussi des personnes étudiantes et des membres du personnel d’origine autochtone. Nous devons présenter l’histoire de tous ces membres de notre communauté, sans évidemment oublier la présence historique francophone en Alberta, et notamment des Oblats, mais dans un cadre pédagogique et éducatif.

 

Protéger le patrimoine immatériel

S’il est souvent question du patrimoine historique franco-albertain physique, il demeure que le patrimoine immatériel franco-albertain doit aussi pouvoir être présenté dans nos institutions. C’est pourquoi le Campus est en contact avec des associations culturelles afin que ce patrimoine puisse être partagé dans le cadre du Campus Saint-Jean.

 

Questions fréquemment posées

La Salle Onésime Dorval a dû être rénovée au cours de l’été 2023, et les meubles et objets qui s’y trouvaient ont dû être déplacés. Des travaux de rénovation ont été effectués et la salle a été transformée en espace polyvalent à usage pédagogique et communautaire, en réponse aux besoins du campus.

Aucun inventaire complet récent de la Salle Onésime Dorval n’existe, mais la Salle comprenait, hormis le mobilier récent:

  • Trois autels en bois
  • Des photos encadrées des classes de diplômé·es de l’institution sous administration oblate
  • Une horloge ancienne 
  • Deux portes originales de l'institution
  • Une statuette du Frère Antoine
  • Une petite croix
  • Deux petits bureaux anciens
  • Une chaise ancienne de bois
  • Une carte en bois gravé identifiant, autrefois par un mécanisme électrique, des municipalités francophones et bilingues de l’Ouest canadien
En outre, la salle comptait une série de panneaux présentant l’histoire de l’institution Saint-Jean et des Oblats, des grandes bannières imprimées de présentation, ainsi qu’une frise retraçant l’histoire de l’infrastructure de Saint-Jean. L’horloge dispose de deux panneaux en verre décoratifs.

Aucun objet de la Salle Onésime Dorval n’a disparu.

Les autels ont été légués à une association culturelle où ils seront utilisés à des fins religieuses dans un cadre respectueux. Cette décision fut prise après consultation, au printemps 2023, auprès de responsables de la communauté d’expression française.

Tous les autres objets ont été entreposés en sécurité, sauf l’horloge qui demeure pour l’instant sur place.

Aucun objet n’a disparu ou n’a été détruit ou jeté.

Les autels ont été légués à une association culturelle où ils seront utilisés à des fins religieuses dans un cadre respectueux. Cette décision fut prise après consultation, au printemps 2023, auprès de responsables de la communauté d’expression française.

Les autres objets, notamment de culte, ont été transmis soit au Diocèse d’Edmonton, soit au Musée royal de l’Alberta. Certains de ces objets sont au cœur de l’exposition “Chez nous : la francophonie de l’Alberta” du 2 mars 2026 au 9 mai 2027.

Le Doyen du Campus rencontre régulièrement, de manière formelle et informelle, les personnes dirigeant des organismes communautaires de la francophonie albertaine. L’administration a notamment consulté plusieurs de ces dirigeant·es dans le cadre du lancement du processus de décolonisation du Campus. Tous les membres de la communauté ou organismes ayant effectué des requêtes ont été contactés par écrit ou par courriel.

Les principes de base d’inclusivité et de décolonisation s’opposent directement à la manière dont l’histoire de l’institution Saint-Jean était présentée dans cette salle, sans cadre pédagogique et notamment en ne mentionnant que très peu le rôle important que l’ordre des Oblats avait joué dans le génocide culture perpétré par les pensionnats autochtones. Pour rappel, les Oblats géraient la majorité des pensionnats autochtones catholiques au Canada, soit 48 sur 70.

L’institution Saint-Jean entretenait notamment des relations proches avec l’administration de plusieurs pensionnats autochtones. Plusieurs membres du personnel Oblat qui oeuvraient à Saint-Jean ont à un moment ou un autre travaillé dans un pensionnat autochtone. Il est donc important de procéder à un examen approfondi de la manière dont l’histoire de l’institution Saint-Jean est présentée afin de ne pas omettre des faits importants.

Il est également important de reconnaître que l’histoire des francophones en Alberta ne se résume pas à la présence des Oblats. La Salle Onésime Dorval ne contenait quasiment aucun objet autre que ceux directement liés à l’enseignement des Oblats. Outre quelques photos, il n’y avait aucun objet représentant d’autres activités sportives ou culturelles, notamment celles de la Chorale Saint-Jean.

Enfin, il est à noter que l’aménagement de la Salle datait d’avant les conclusions et les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR). Il était donc non seulement souhaitable mais absolument nécessaire de procéder à un exercice de réflexion. Celui-ci sera effectué une fois les rénovations du Campus Saint-Jean terminées, afin de d’éviter de déplacer constamment les objets et de risquer de les endommager.

Il est également prévu de numériser les photos des élèves et personnes étudiantes et de les rendre disponible en ligne à la communauté en général.

Il est clair que dans ce cadre, il n’y a aucun “effacement” ou “destruction” du patrimoine francophone de l’Alberta, et aucune opposition entre le processus de décolonisation et la préservation du patrimoine historique des francophones.

La francophonie de l’Alberta est une communauté vivante, plurielle et en constante transformation. Réduire son patrimoine historique à un petit nombre d’objets religieux ne reflète pas cette pluralité. Le Campus souhaite bien représenter la francophonie de l’Alberta et la diversité de son histoire, et travaillera avec tous les partenaires communautaires qui souhaitent s’associer à ce projet et cette vision inclusive.

Des travaux de rénovation ont été effectués et la Salle Onesime Dorval a été transformée en espace polyvalent à usage pédagogique et communautaire, en réponse aux besoins du campus.

Il n’y a aucun projet de renommer le Campus Saint-Jean.

La grotte de Notre-Dame de Lourdes fait partie de l’infrastructure du Campus Saint-Jean et ne sera pas déplacée ou détruite.

En accord avec les représentants de la communauté étudiante, la Cérémonie de la Lumière, créée dans les années 90, a changé de format afin de répondre à leurs attentes. Le Campus organise désormais un événement de célébration le jour même de la Collation des grades afin de permettre aux familles des personnes finissantes de pleinement profiter de ce grand jour. Avec l’augmentation de l’effectif étudiant, les événements de célébration comptent désormais près de 500 personnes participantes.

Le Campus Saint-Jean ne cherche pas à effacer le passé, mais à faire évoluer l'héritage franco-albertain pour qu'il demeure vivant, inclusif et ancré dans le XXIe siècle.

Notre position repose sur trois piliers fondamentaux :

  • La célébration des combats linguistiques par l’excellence : Le Campus célèbre les luttes historiques pour les droits linguistiques en étant un campus francophone vibrant et en pleine croissance. Aujourd'hui, nous faisons rayonner cet héritage bien au-delà de nos frontières en attirant l'attention du monde entier. Pour nous, francophonie rime avec excellence universitaire.
  • Une conscience historique et un regard lucide : Le Campus est pleinement conscient de ses origines et du passé de l'institution Saint-Jean, administrée par les Oblats de 1908 jusqu'en 1976. En tant qu'institution de savoir engagée dans la vérité et la réconciliation, nous reconnaissons la complexité de cette histoire et de la présence coloniale francophone dans l'Ouest canadien. Analyser notre passé de manière honnête et critique ne signifie pas l'effacer, mais faire preuve de responsabilité sociale et de rigueur scientifique.
  • Une mission universitaire tournée vers l'avenir : La priorité absolue du Campus est sa mission universitaire. Nous sommes un lieu d'enseignement supérieur, d'innovation et de recherche, et non un musée figé dans le temps. Notre responsabilité première est de maximiser la qualité de l'espace pédagogique pour nos étudiants et chercheurs, ce qui nous amène inévitablement à faire des choix d'aménagement afin de veiller à ce que le français soit une langue d'avenir et d'opportunités.

Preuve que notre histoire est préservée au quotidien, le Campus continue d'abriter et de mettre en valeur de nombreux symboles, monuments historiques et figures marquantes qui rappellent nos racines obligates et franco-albertaines, notamment :

  • La statue du Frère Antoine ;
  • Le portrait et les objets associés au chancelier Louis-Armand Desrochers ;
  • La Grotte de Lourdes ;
  • Les bancs historiques du Juniorat ;
  • La mosaïque située à l'entrée latérale du pavillon McMahon ;
  • La statue de Saint-Jean.

On n'efface pas le passé en y ajoutant de nouvelles pages. C'est précisément pour honorer les combats d'hier que le Campus Saint-Jean continue d'évoluer, s'assurant ainsi que la francophonie albertaine reste une force dynamique, inclusive et un modèle d'excellence pour les générations futures.

Le retrait de la murale de briques sculptées de James A. Marshall, qui était installée dans le pavillon McMahon en 1995, découle d'une décision mûrement réfléchie liée à l'évolution de nos espaces et à notre rigueur institutionnelle. Plusieurs raisons clés expliquent ce choix :

  • La modernisation des espaces d’apprentissage : Pour mener à bien sa mission d'excellence universitaire, le Campus doit moderniser ses infrastructures et adapter ses aires communes. Contrairement à un musée, un campus dynamique doit constamment réinvestir et transformer ses locaux pour qu'ils répondent aux besoins changeants des étudiants, des professeurs et des chercheurs.
  • Une vision renouvelée et inclusive : Le Campus souhaite aujourd'hui projeter une image moderne, transdisciplinaire et résolument tournée vers l'avenir. Libérer cet espace permet d'ouvrir la porte à de futures initiatives qui refléteront de manière plus juste, inclusive et diversifiée le visage actuel de la francophonie albertaine, tout en respectant notre devoir de mémoire.
  • Un manque de rigueur pédagogique et historique : Après analyse, il est apparu que certains éléments visuels de la murale ne représentaient pas l'histoire de Saint-Jean de manière adéquate ou rigoureuse sur le plan pédagogique. En tant qu'institution d'enseignement supérieur, le Campus se doit de veiller à ce que les représentations historiques au sein de ses murs respectent les standards actuels de transmission des connaissances et de contextualisation.

Le Campus Saint-Jean ne délaisse pas cette histoire, il prépare sa mise en valeur. L’institution traverse une importante phase de rénovation de ses infrastructures depuis 2022, et ces efforts de modernisation se poursuivent activement aujourd'hui.

Nous comptons fermement accorder une place de choix à l'histoire du Campus, de ses bâtisseurs et de ses diplômés (alumni). Pour y parvenir, tout un processus de travail est déjà enclenché :

  • Des recherches et des consultations en cours : Nous avons entamé des consultations communautaires approfondies et invité la communauté à soumettre des témoignages précieux. Parallèlement, nos équipes effectuent des recherches rigoureuses sur le passé de notre campus.
  • Un plan de développement à venir : Les données, souvenirs et archives récoltés serviront très bientôt à développer les plans concrets pour présenter cette histoire au sein de nos espaces modernisés.
  • Une approche neutre et pédagogique : Fidèle à sa mission universitaire, le Campus s'assurera que cette mise en valeur historique soit faite de manière neutre, scientifique et pédagogique. Notre rôle est d'offrir un espace de transmission du savoir qui respecte la vérité historique et qui instruit les générations futures.

La représentation de notre histoire n'est pas oubliée ; elle est en pleine reconstruction. Les rénovations actuelles nous offrent l'opportunité unique de repenser nos espaces afin d'y intégrer le riche héritage franco-albertain d'une manière qui soit à la fois digne, rigoureuse et adaptée aux standards d'une grande institution d'enseignement supérieur.

Le rôle de l’institution Saint-Jean (historiquement le Collège ou l'institution Saint-Jean) au sein du système des pensionnats autochtones s'articule autour de liens historiques clairs et documentés, marqués par une circulation importante d'effectifs clercs entre l'institution et divers pensionnats de l'Ouest canadien.

Fidèle à sa démarche de vérité et de réconciliation, le Campus Saint-Jean s'appuie sur les conclusions du Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) ainsi que sur ses propres recherches archivistiques pour reconnaître les faits suivants :

  • La circulation du personnel de direction et d'enseignement : Des figures clés ayant occupé des rôles de direction, de gestion ou d'enseignement au Collège Saint-Jean ont également exercé des fonctions majeures (missionnaires, enseignants ou directeurs) au sein du réseau des pensionnats autochtones. Parmi eux :
    • Le père Antonio Duhaime (économe à Saint-Jean en 1951-1952) et le père Georges Chevrier (enseignant de 1945 à 1949) ont tous deux été directeurs du pensionnat St. Michael’s à Duck Lake (Saskatchewan). Ils sont mentionnés dans des enquêtes documentées faisant l'objet d'allégations de maltraitance.
    • Le révérend Émeric Drouin (assistant à Saint-Jean en 1951-1952) a été enseignant principal au pensionnat Ste-Marie à Cardston.
  • Les trajectoires du clergé issu de l'institution : Plusieurs prêtres passés par l'administration ou formés dans les rangs de l'institution ont œuvré de manière prolongée dans ces établissements. C'est le cas du père Antoine Kacl (actif à Saint-Jean entre 1927 et 1953), qui a travaillé dans les pensionnats de Dunbow, Duck Lake, Ermineskin (Hobbema) et Blue Quills (St. Paul). Le père James Michael McGrath (diplômé en 1940) est quant à lui devenu directeur du pensionnat Cariboo à Williams Lake.
  • Les témoignages et allégations d'abus : Les recherches historiques et les témoignages de survivants mettent en lumière des allégations d'abus impliquant des personnes ayant lié leur parcours à celui de Saint-Jean. À titre d'exemple, le père Laurent Houde (sorti du Collège en 1950) fait l'objet de dénonciations par des survivants du pensionnat de Duck Lake.

Ces données révèlent une réalité systémique liée à l'époque où l'établissement était sous l'administration de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée (de 1908 jusqu'en 1976), une congrégation qui a elle-même reconnu publiquement en 1991 son rôle central dans ce système d'assimilation et les souffrances qui en ont découlé.

En tant que composante de l’Université de l’Alberta, le Campus Saint-Jean considère qu'il est impossible de planifier l'avenir sans faire la lumière sur l'histoire d'hier. C'est pourquoi l'administration s'engage à poursuivre ces recherches de manière approfondie, à en publier l'intégralité des conclusions et à cheminer de manière irréversible sur la voie de la vérité, de la décolonisation et de la réconciliation.

Le Campus Saint-Jean ne refuse pas de travailler avec les associations de la communauté. Au contraire, la porte du dialogue reste et demeurera toujours ouverte à tous les partenaires institutionnels et communautaires historiques.

Toutefois, dans le cadre de sa planification stratégique actuelle, des divergences de position ont mené certaines organisations à choisir de se retirer d'elles-mêmes du processus de consultation.

Le Campus maintient une ligne directrice ferme et transparente sur ce qui guide ses collaborations :

  • Un socle partagé de reconnaissance de l'histoire : Le Campus croit fermement qu'un dialogue constructif pour bâtir l'avenir de la communauté doit s'appuyer sur une reconnaissance mutuelle et lucide des faits historiques établis par la recherche. L'administration universitaire maintient qu'il est impossible de planifier l'avenir sans faire pleinement la lumière sur les liens passés entre l'institution et le système des pensionnats autochtones, documentés par le Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR).
  • La primauté de la mission universitaire : En tant que composante de l’Université de l’Alberta, le Campus doit opérer selon des principes rigoureux de recherche scientifique, de neutralité et de vérité historique, tout en répondant aux protocoles éthiques contemporains. Les collaborations doivent s'inscrire dans le respect de cette autonomie et de cette mission académique.
  • Un engagement irréversible vers la vérité et la réconciliation : Pour assurer sa croissance et sa pérennité, le Campus a la responsabilité d'être un espace d'ouverture absolue, inclusif et sécuritaire pour chaque personne étudiante, peu importe ses origines ou son identité. Le Campus ne peut pas compromettre sa démarche de décolonisation, essentielle à sa mission éducative moderne.

Le Campus Saint-Jean ne cherche pas l'exclusion, mais le rassemblement autour de valeurs universelles de transparence intellectuelle. Bien que l'administration regrette la décision de certains organismes de ne pas siéger aux tables de consultation, elle réitère que la porte demeure ouverte à quiconque souhaite cheminer ensemble sur la base d'un dialogue ouvert, honnête et axé sur l'excellence de la francophonie de demain.

Le retrait des tableaux composites des personnes finissantes (grad photos) s'inscrit dans le cadre des grands travaux de modernisation du Campus Saint-Jean et d'une mise en conformité réglementaire essentielle.

Voici les raisons précises de ce retrait :

  • Travaux de rénovation et projet de numérisation : Le Campus traverse actuellement une importante phase de rénovation de ses infrastructures. Pour protéger ce patrimoine visuel et moderniser son accès, nous avons entamé un vaste projet de numérisation de l'ensemble de ces archives photographiques. Les tableaux physiques ont donc dû être retirés temporairement des murs pour permettre la tenue des travaux et le processus de numérisation.
  • Conformité avec la législation FOIP / POPA : L'ancienne présentation physique de ces tableaux ne répondait pas toujours aux exigences de la législation en vigueur sur la protection de la vie privée, notamment la loi POPA (Protection of Privacy Act / Freedom of Information and Protection of Privacy - FOIP). En tant qu'établissement public d'enseignement supérieur, le Campus a l'obligation stricte de se conformer à ces réglementations éthiques et légales contemporaines.

L'accès à l'histoire de nos personnes diplômées ne va pas disparaître, il va évoluer. Une fois le projet de numérisation accompli, une borne numérique interactive sera installée sur le campus.

Cette borne moderne permettra à toute la communauté d'accéder facilement aux tableaux composites et de célébrer nos diplômés, le tout en format numérique et dans le respect absolu des procédés et des exigences de la loi POPA en vigueur.

Non, le Campus Saint-Jean ne refuse pas l’accès à ses espaces par principe d'exclusion. Les salles du campus demeurent des espaces communautaires importants, mais leur gestion et leur attribution dépendent directement de contraintes logistiques et de notre calendrier de rénovation.

Si un événement externe ne peut être accueilli ou si une réservation doit être modifiée, cela s'explique par des réalités opérationnelles bien précises :

  • Une fenêtre de travaux très restreinte : Pour ne pas perturber l'année universitaire, la grande majorité de nos travaux de modernisation doit être concentrée chaque année sur une période de quelques semaines seulement (durant la période estivale). Ce calendrier extrêmement serré fait en sorte que tous les espaces ne sont pas forcément disponibles en même temps.
  • Des imprévus de chantier hors de notre contrôle : La rénovation d'infrastructures comporte son lot d'incertitudes. Parfois, des mauvaises surprises techniques ou des retards imprévus au niveau des travaux nous obligent à fermer des zones d'urgence et à annuler des réservations préalables.
  • La priorité à la mission académique : En tant qu'établissement d'enseignement supérieur, la priorité d'occupation des locaux revient toujours aux activités de cours, à la recherche et aux besoins directs de notre communauté étudiante.

Les refus ou annulations de salles découlent uniquement de contraintes de calendrier et d'imprévus liés aux chantiers de rénovation en cours. Le Campus Saint-Jean regrette les inconvénients que ces ajustements logistiques peuvent causer et réaffirme sa volonté d'accueillir la communauté dès que les espaces sont sécurisés et fonctionnels.

Le remplacement temporaire du panneau d'accueil découlait d'une erreur logistique lors de la mise en place de la signalisation du nouveau logo de l’Université de l’Alberta et ne reflétait en rien un changement d'orientation de l'institution.

Un correctif immédiat et affirmé : Dès que l'erreur a été constatée, l'administration a immédiatement pris les mesures nécessaires pour corriger la situation.

Afin de réaffirmer haut et fort son identité et sa fierté, le Campus a choisi d'aller encore plus loin : le panneau en place est désormais uniquement en français. En tant que cœur de la francophonie universitaire dans l'Ouest canadien, il est tout naturel que notre langue officielle soit la première à accueillir nos étudiants, notre personnel et nos visiteurs.

La dissolution du chapitre de l’Amicale Saint-Jean en 2023 découle d'une décision officielle prise par le comité exécutif du Alumni Council de l'Université de l'Alberta, en raison de plusieurs facteurs opérationnels et administratifs précis, notamment :

  • Inactivité prolongée et manque de ressources : Le chapitre était considéré comme dormant, n'ayant enregistré aucune activité officielle (événements ou réunions) pendant plus de trois ans. Malgré les efforts déployés pour recruter de nouveaux bénévoles, le groupe ne comptait plus que trois membres actifs, alors que les politiques universitaires exigent un minimum de cinq membres pour maintenir un chapitre.
  • Contraintes de personnel et restructuration : En raison d'une restructuration interne et de contraintes de ressources à cette période, le Bureau des relations avec les alumni ne disposait pas du personnel nécessaire pour soutenir les efforts de reconstruction de l'association.
  • Des enjeux identifiés dans l'application locale des protocoles administratifs, ayant mis en relief la nécessité de renforcer le contrôle interne et de garantir une adhésion stricte aux exigences de l'Université de l'Alberta en matière de sécurité de l'information.

Face à ces contraintes cumulées, le comité exécutif a entériné la décision de ne pas réactiver ce chapitre dormant en novembre 2023, une mesure qui a également touché d'autres groupes d'affinité sur le campus à la même époque.

La clôture de ce chapitre n'a pas mis fin à notre engagement envers nos anciens élèves. Au contraire, le Campus Saint-Jean a repris le flambeau en mettant en place une approche locale et plus inclusive :

  • Une équipe dédiée : Le Campus a procédé à l'embauche de personnel pour gérer directement les relations avec les diplômés.
  • Des plans concrets sont désormais déployés pour engager la communauté des alumni à travers des ateliers thématiques et de développement professionnel, des activités sportives et des visites culturelles.

L'engagement des diplômés est aujourd'hui sain et vigoureux. C'est une priorité absolue pour le Campus et l'Université de s'assurer que l'héritage, l'histoire et l'importance continue des diplômés de Saint-Jean soient pleinement reconnus et célébrés.

Non, le mandat premier du Campus Saint-Jean n'est pas d'être un lieu de mémoire ou un musée figé. En tant que faculté de l’Université de l’Alberta, le Campus Saint-Jean est d'abord et avant tout guidé par une mission d'enseignement supérieur, de recherche et par une quête incessante de l’excellence.

Si l’Institut Marcelle et Louis Desrochers pour le Patrimoine et les recherches transdisciplinaires en francophonies canadiennes et internationales (IMELDA) effectue de la recherche rigoureuse sur le patrimoine à partir d'archives, de documents et de diverses ressources historiques, son rôle demeure académique. La préservation archivistique et la mise en valeur muséale de l'histoire locale relèvent du rôle essentiel des associations d'histoire et des sociétés patrimoniales. Ces organisations ont le mandat spécifique et l'expertise nécessaire pour accomplir cette mission, et le Campus les encourage vivement à poursuivre ce travail indispensable pour la communauté au sein de leurs propres espaces.

De notre côté, cette recherche des plus hauts standards académiques redéfinit notre relation avec l'histoire à travers trois grands principes :

  • L'espace pédagogique et la rigueur scientifique d'abord : Notre priorité absolue est d'offrir à notre population étudiante un environnement d'apprentissage moderne, innovant et compétitif à l'échelle internationale. Face aux impératifs d'espace, nos choix d'aménagement priorisent toujours l'excellence de l'infrastructure pédagogique (salles de classe, laboratoires, espaces collaboratifs) plutôt que la conservation de structures statiques.
  • L'excellence par la vérité historique : Une institution d'excellence ne sacralise pas le passé, elle l'étudie avec lucidité et rigueur intellectuelle. Qu'il s'agisse de célébrer les luttes linguistiques franco-albertaines ou d'analyser de manière transparente les liens historiques avec le système des pensionnats autochtones, le Campus applique les standards éthiques et scientifiques contemporains. Regarder notre histoire en face est un gage de responsabilité sociale et de maturité académique.
  • Une mémoire vivante et propulsée vers l'avenir : Faire rimer francophonie avec excellence signifie démontrer que le français est une langue de science, de leadership et d'avenir, et non une relique du passé. Notre riche patrimoine est préservé et célébré de manière dynamique (comme en témoignent nos monuments extérieurs emblématiques ou nos projets de numérisation), mais il sert de tremplin pour propulser les leaders de demain, plutôt que de point d'ancrage pour nous figer dans le temps.

Le mandat du Campus est de faire vivre la francophonie par le sommet, tout en laissant aux associations spécialisées le soin de veiller sur la mémoire muséale de notre collectivité. Notre rôle n'est pas de figer le passé entre nos murs, mais de s'appuyer sur une reconnaissance honnête et rigoureuse de l'histoire pour propulser le Campus Saint-Jean vers l'excellence universitaire du XXIe siècle.

Non, bien au contraire : le rôle et l'impact du Campus Saint-Jean au sein de la francophonie canadienne connaissent un essor sans précédent. Loin d'être affaiblie, l'institution s'impose plus que jamais comme un phare de l'enseignement supérieur en français, propulsée par une modernisation historique et une reconnaissance institutionnelle accrue.

Notre influence et notre pertinence nationale se mesurent aujourd'hui à travers des avancées majeures :

  • Une croissance fulgurante et des liens internationaux : Le Campus connaît une augmentation remarquable de ses effectifs. Cette vitalité attire l'attention bien au-delà de nos frontières : le Campus Saint-Jean tisse aujourd'hui de nombreux liens et partenariats internationaux avec des institutions de toute la francophonie mondiale, devenant un véritable carrefour d'attractivité pour les talents et les chercheurs d'ici et d'ailleurs.
  • Un soutien historique de l'administration centrale : Preuve de l'importance stratégique du fait français, l'administration centrale de l'Université de l'Alberta affiche un engagement institutionnel sans précédent. L'Université publie désormais l'intégralité de ses documents stratégiques en français, reconnaissant ainsi formellement la dualité linguistique et la place centrale du Campus Saint-Jean dans l'identité et l'avenir de l'institution globale.
  • Un pôle de recherche d'excellence : Intégré à une université de renommée mondiale, le Campus multiplie les contributions scientifiques de haut niveau. Nos chercheurs font rayonner la recherche en français dans des domaines cruciaux comme les sciences de la santé, l'éducation, l'environnement et les sciences humaines, renforçant le poids de l'Ouest canadien au sein de la francophonie scientifique.
  • Un moteur économique et de leadership : En formant les futurs enseignants, infirmiers, gestionnaires et leaders bilingues ou francophones, le Campus répond directement aux besoins criants de main-d'œuvre qualifiée. Nous donnons au français une valeur professionnelle et économique indispensable pour l'avenir du pays.

Le Campus Saint-Jean ne fait pas que maintenir sa position, il change d'échelle. Porté par une croissance fulgurante, un réseau international en pleine expansion et l'appui indéfectible d'une université qui communique désormais ses grandes orientations dans les deux langues officielles, le Campus Saint-Jean s'affirme comme un acteur d'avenir, moderne et ambitieux pour toute la francophonie canadienne et mondiale.

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